Elektrokanibal, également écrit Elektro Kanibal, réunissait plusieurs aspects de la culture tekno des années 2000 : un collectif lié à Syndikate, un réseau de musiciens, un site de partage et une activité discographique. Ses archives permettent de retrouver cette histoire à travers les présentations d’artistes, les premières références du label et les ressources proposées aux visiteurs.
Un projet collectif entre la France et l’Autriche
Dans sa présentation archivée en décembre 2008, Elektrokanibal se décrit comme une branche du collectif français Syndikate. Le texte situe le démarrage de sa composante autrichienne en janvier 2003 et insiste sur la participation d’artistes de différents horizons.
Le projet revendiquait un fonctionnement sans bénéfice personnel. Sa présentation explique que la production de disques, commencée en 2006, contribuait au financement des serveurs et des fêtes. Cette démarche associait donc la circulation gratuite de contenus à la vente de vinyles pour soutenir les activités communes.
Des disques pour retrouver les artistes du réseau
Les premières fiches du label donnent des repères précis. Elektrokanibal 001 associe Zellkern, avec Liennation, et Zone-33, avec Mutoid Lifeformz. La page conservée en mars 2007 distingue les deux faces et proposait des liens audio.
La fiche Elektrokanibal 003 réunit Ben 9mm et Ekeaze. Elle attribue AcidLine à Ben 9mm, puis 100% Pure Digital et Vsichni Jsme Si Rovni à Ekeaze. Ces références rendent concret le passage entre les artistes présentés sur le site et les productions du label.
Des parcours qui dépassent un seul label
Les profils archivés ne se limitaient pas à une liste de disques : ils indiquaient aussi les attaches musicales des artistes. Celui de Ekeaze le présentait comme un artiste de live et de production lié à Astraltek. La fiche de Zellkern mentionnait Wakuum SoundSystem et Syndikate ; celle de Melly, Tek it Eazy.
Les pages actuelles d’Ekeaze et de Zellkern sur Teknoboutik développent ces parcours. Le portrait de Melly permet également d’explorer ses sorties et ses collaborations autour de Tekiteazy. Ces liens prolongent la découverte des musiciens sans confondre leurs différents labels ou collectifs.
La mémoire d’un site de partage
Elektrokanibal proposait aussi des informations sur les fêtes, des flyers, des photographies et des téléchargements gratuits. Sa présentation invitait les visiteurs à contribuer avec leurs propres sons, images et informations. Le site constituait ainsi un point de rencontre entre création musicale et documentation des événements.
Ce portrait s’appuie sur les pages d’époque pour restituer cette identité. Il conserve les liens vers les archives consultées : les anciennes galeries, les enregistrements et les discussions restent des ressources distinctes de l’histoire du collectif présentée ici.